Sick Building Syndrome
1. Quelles sont
les sources extérieures de pollution dans les bâtiments?
2. Quelles sont
les sources intérieures de pollution dans les bâtiments?
3. Comment
éliminer ou réduire les émissions de polluants et les nuisances à la source?
4. Quand faut-il
utiliser des filtres de poussières et de gaz?
5. Quels facteurs
influencent les performances des filtres à poussières?
6. Quels sont les
différents types de filtres à poussières?
7. A quoi
correspond en pratique le rendement d'un filtre?
8. Quels facteurs
influencent les performances des filtres chimiques?
9. Quels sont les
différents types de filtres chimiques?
10. Quels sont les
facteurs à considérer lors du choix d’un filtre chimique?
11. Quelle est la
pollution entraînée par les gaz de combustion?
13. Quels sont les
effets sur la santé des fumées de tabac (cigarettes, cigares, pipes)?
14. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par le tabagisme?
16. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par le formaldéhyde?
18. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par l’asbeste (amiante)?
19. Quelles sont
les sources et quels sont les effets sur la santé de la pollution par le radon?
20. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par le radon?
21. Quelles sont
les sources et quels sont les effets sur la santé de la pollution par le plomb?
22. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par le plomb?
24. Quelles sont
les actions à prendre pour prévenir la pollution par les produits d’entretien?
25. Quels sont les
problèmes associés aux moquettes?
26. Quels sont les
recommandations en ce qui concerne les moquettes?
27. Quels sont les
contrôles à effectuer sur le mobilier?
28. Les plantes
vertes posent-elles un problème?
29. Les archives
posent-elles un problème?
30. Quelles sont
les causes les plus fréquentes des problèmes d’humidité?
31. Quelles sont
les précautions à prendre pour le stockage des déchets?
32. Quelles sont
les précautions à prendre avec les humidificateurs individuels?
33. Que penser des
purificateurs d’air individuels?
34. En quoi
consiste le bilan annuel microbiologique?
35. Quelles sont
les précautions à prendre en cas de constructions dans le voisinage du
bâtiment?
36. Quelles sont
les précautions à prendre en cas de rénovation dans le bâtiment lui-même?
37. Quelles sont
les causes et comment gérer les problèmes de vermine?
Les sources extérieures sont essentiellement:
· Le trafic dans les rues voisines: gaz d’échappement, odeurs, poussières.
· Les parkings et garages: gaz d’échappement, odeurs.
· Les quais de chargement: gaz d’échappement, odeurs.
· La végétation, animaux: pollen, poussières, microbes, odeurs.
· Le stockage de déchets, égouts: poussières, microbes, odeurs.
· Les constructions voisines: gaz, poussières, microbes.
· Les industries voisines: gaz, poussières.
Il s’agit principalement de:
· L’équipement de ventilation
² Les gaines: gaz, poussières.
² Les humidificateurs: microbes.
² Les filtres: poussières.
² Les chaudières: gaz.
² Le réfrigérant éventuel: gaz.
· L’équipement intérieur
² Les matériaux de construction: gaz, poussières, microbes.
² Les matériaux de recouvrement (moquette, faux plafonds, peintures): gaz, poussières, microbes.
² Le mobilier: gaz, poussières.
² Les appareils tels que photocopieuses, imprimantes...: gaz, poussières.
· L’entretien
² La rénovation (peinture...): gaz, poussières, microbes.
² Le nettoyage (aspirateurs, produits...): gaz, poussières, microbes.
² La désinfection par des pesticides.
² Les poubelles: gaz, poussières, microbes.
· Les activités humaines
² La tabagie: gaz, poussières.
² Les opérations de cuisson: gaz, poussières.
² Les odeurs corporelles.
² Les produits cosmétiques.
² Les activités générales (déplacement, papier...): gaz, poussières...
² Les archives: poussières, microbes.
· Les accidents
² Les incendie: gaz, poussières.
² Les fuites d’eau: microbes.
La réduction à la source est prioritaire: c’est la première méthode de prévention - amélioration à envisager. Elle est la méthode la plus efficace et la moins coûteuse à long terme.
Elle consiste à:
· Interdire la tabagie ou la limiter à des zones pourvues d’une ventilation spéciale sans recyclage de l’air.
· Choisir des machines/matériaux générant moins de pollution/nuisance:
² Photocopieurs, imprimantes...
² Sources de chaleur
² Sources de bruit
² Sources lumineuses moins divergentes.
· Relocaliser les machines/matériaux générateurs de pollution/nuisance dans des zones inoccupées, mieux ventilées sans recirculation de l’air et à l’écart.
· Modifier la répartition du personnel dans les espaces de travail.
· Améliorer le stockage des produits polluants.
· Etanchéiser (avec un produit non polluant lui-même) tout matériau susceptible d’émettre des gaz polluants tels que composés organiques volatiles, formaldéhyde...
· Eliminer toute source d’humidité pouvant conduire au développement de microbes et d’insectes.
Les filtres sont une solution de deuxième priorité à utiliser après maîtrise vigoureuse des sources.
Ils permettent
· d’éliminer les poussières, en particulier les allergènes et gaz pour améliorer la qualité de l’air
· de protéger les lieux de travail contre les salissures
· de protéger les parties mécaniques du système HVAC.
Remarques
² La filtration n’est efficace, au mieux, que pour les poussières et gaz en suspension dans l’air
² Elle est donc inefficace contre les poussières se déposant de préférence sur les plans et surfaces de travail telles que: pollen, poussières de maisons, déchets d’acariens...
² Ainsi la filtration est réputée être peu efficace pour la prévention des maladies allergiques et asthmatiques si les allergènes ont pénétré le bâtiment
² Seul un système central avec filtration de tout le volume d’air neuf peut s’avérer efficace à cet égard.
Ces facteurs sont:
· La masse et les caractéristiques des particules (diamètre, forme...)
· La nature même du filtre
· Le débit d’air traité par rapport aux caractéristiques du filtre prévues par le fabricant
· Le débit traité par rapport au volume d’air et aux volumes des locaux à traiter
· L'entretien: le rendement diminue en fonction de la charge de particules collectées.
· Tout court-circuit au niveau du filtre.
On peut distinguer 7 types de filtres:
· Les filtres mécaniques:
² Pour les unités centrales des systèmes HVAC
² Ou en unités portables pour utilisation locale
· Les filtres plats avec fibres minérales, animales, végétales, artificielles:
² Avec une matière visqueuse,
² Efficaces contre les grosses particules,
² Peu efficaces pour les poussières respirables (qui atteignent les alvéoles dans les poumons).
· Les filtres à manches
· Les filtres Venturi, scrubber, cyclones... disponibles pour une gamme de débits et différentes efficacités,
· Les filtres électriques pour unités centrales et locales
² Les précipitateurs électrostatiques: particules chargées dans un champ électrique et attirées vers un collecteur
² Les filtres plats «électret » avec film plastique chargé de façon permanente
² Les caractéristiques en sont:
§ Une haute efficacité pour les poussières respirables
§ Avec une faible perte de charge
§ L'efficacité chute dramatiquement avec l’augmentation de la charge collectée:
§ Un entretien très fréquent est nécessaire (... Toutes les 8 h)
§ Il y a production d’ozone
§ Les particules non collectées mais chargées électriquement sont susceptibles de se déposer plus facilement dans les voies respiratoires, de sorte que les effets restent les mêmes
· Les appareils à ions négatifs en unités portables d’utilisation très locale
² Les particules chargées se déposent:
§ Sur un collecteur spécial chargé positivement,
§ Ou sur les murs, sols, tables, textiles, écrans, occupants, ce qui entraîne une dégradation et salissure de ces surfaces
² Ces appareils ne sont pas efficace contre les allergènes et entraînent une production d’ozone
· Les appareils hybrides
Le tableau suivant décrit la protection pratique obtenue par des filtres de différents rendements:

Ces facteurs sont:
² La nature du polluant par rapport aux caractéristiques du filtre
² La présence d’autres gaz ou vapeurs (humidité)
² La concentration du polluant
² La débit d’air à traiter par rapport aux caractéristiques du filtre prévues par le fabricant
² Le débit traité par rapport au volume total des locaux
² L'entretien: l'efficacité chute en fonction de la charge collectée
² Tout court-circuit au niveau du filtre
· Aucun filtre chimique ne permet d’éliminer tous les polluants gazeux
On peut distinguer 2 types de filtres pour des unités centrales de systèmes HVAC ou pour des unités portables d’utilisation locale
· Les filtres à charbon actif:
² Efficaces même dans les environnements humides
² Pas efficaces pour les produits volatiles de faibles poids moléculaires
² Efficaces contre les odeurs, ce qui ne signifie pas que la concentration résiduelle en polluants est acceptable
² Exigent un système efficace de régénération
· Les absorbants chimiques spéciaux (permanganate de potassium, oxydes de cuivre...):
² Meilleure efficacité que les filtres à charbon actif
² Mais très spécifiques à un polluant: (so2, nox, ozone...)
² Pas efficaces pour le co (monoxyde de carbone)
² Coût élevé.
Le filtre doit être choisi en fonction de:
² La concentration et les caractéristiques du polluant à filtrer
² Le débit d’air à traiter et le volume des locaux
² Les performances souhaitées en terme de concentrations résiduelles
Le choix doit cependant aussi tenir compte de contingences pratiques:
² La sécurité électrique et mécanique en particulier pour les unités portables d’utilisation locale
² L'existence de procédures claires et simples d’installation, d’utilisation, de maintenance et d'entretien
² Les contraintes de maintenance et d’entretien (fréquences, produits...)
² Les frais fixes (achat) et récurrents (énergie, maintenance, entretien)
² La pollution secondaire: ozone, toluène
² La capacité à enlever les odeurs:
² Le bruit surajouté.
L’utilisation de produits chimiques rafraîchissants (parfum...) est déconseillée parce qu'ils entraînent une pollution propre parfois importante et diminue la prise de conscience du problème que l’odeur révèle.
Les sources principales de pollution sont le chauffage (locaux) au gaz, mazout, bois, … et les moteurs de voitures, camions à essence ou au gasoil
· Les gaz susceptibles d'être émis sont:
² Le dioxyde de carbone: co2
² Le monoxyde de carbone: co
² Les oxydes d’azote (en particulier no2)
² Le dioxyde de soufre: so2
² Les hydrocarbures divers: hcx
² Les poussières, suies
² Le formaldéhyde
· Les effets sur la santé sont:
² Co2: une raréfaction de l’oxygène, ce qui entraîne somnolence et maux de tête
² Co: augmentation du taux de carboxyhémoglobine dans le sang avec:
§ Des maux de tête, faiblesse, vertiges, nausées, confusion
§ Une inconscience et la mort en cas d'intoxication aiguë.
² No2:
§ Une irritation des voies respiratoires supérieures et des muqueuses
§ Des affections respiratoires si l'exposition est répétée et continue à des faibles concentrations
§ De l'emphysème et des maladies respiratoires si concentrations élevées.
² So2:
§ Une irritation des voies respiratoires supérieures et des muqueuses
§ Des affections respiratoires et oppressions pulmonaires à fortes concentrations.
Les règles principales sont les suivantes:
· Utiliser des systèmes avec évacuation vers l’extérieur
· Sinon, installer et utiliser des ventilateurs d’évacuation au-dessus des sources
· Régler correctement les brûleurs
· Ne jamais utiliser des foyers à gaz comme moyens de chauffage
· Utiliser des foyers sans joints en asbeste
· Inspecter annuellement le système de chauffage central, la chaudière et la cheminée et réparer immédiatement les parties endommagées (fissures...)
· Imposer l'arrêt du moteur à tous les véhicules (fournisseurs...) stationnant aux alentours et, a fortiori, à l’intérieur du bâtiment (dans le garage):
· Dans les garages d'une seule ou de quelques véhicules, interdire de les rentrer par l’arrière
· Dans les parkings près d'habitations, interdire l’arrêt en marche arrière, l’échappement vers les fenêtres.
· Mettre en dépression par rapport au reste du bâtiment tous les locaux polluants (cuisines, chaufferies, garages...)
· Y assurer une ventilation abondante, sans recyclage et sans contamination du système HVAC principal.
·
Pour les fumeurs: perturbation
généralisée de la santé, emphysème, bronchite chronique, problèmes
cardiovasculaires, cancer des poumons...
·
Pour les non-fumeurs exposés
(tabagisme passif):
² Irritation des voies respiratoires supérieures et des muqueuses
² Irritation respiratoire (toux, respiration sifflante...)
² Augmentation de la gravité de problèmes dus à l’asthme
² Problèmes cardio-vasculaires
² Cancer des poumons.
Il devrait être interdit de fumer à l’intérieur des bâtiments. A défaut, il faut prévoir des locaux spéciaux, avec ventilation particulière et sans recirculation de l’air.
Les sources principales sont:
· Les matériaux de construction: panneaux de bois comprimé, produits à base de résines urée-formol, panneaux de décoration, mousses d’isolation...
· Les colles et adhésifs
· Les peintures et produits de recouvrement
² Pour ces sources, on assiste à une augmentation des émissions des produits neufs si les température, humidité et ventilation sont importantes. Par la suite, on assiste à une diminution des émissions avec l’âge du produit
· Les produits de nettoyage
· La fumée de tabac
· Le chauffage par combustion, non ventilé
Les effets principaux sur la santé sont:
· Une irritation des voies respiratoires supérieures et des muqueuses
· Des problèmes respiratoires
· Une aggravation chez les sujets asthmatiques
· Des allergies chez certains sujets
· Un effet cancérigène chez l’animal et potentiellement chez l’homme.
Il convient d'acheter des produits à faible concentration en formaldéhyde (panneaux de bois, isolants...) ou des produits vieillis naturellement ou artificiellement (dégazés)
Une ventilation particulière sans recyclage est à assurer dans les locaux contenant ces produits pendant 48 à 72 heures
Les sources principales sont:
² Les matériaux recouvrant les tuyaux, des chaudières (joints...), plafond, murs... pour assurer une isolation thermique ou, plus souvent, une résistance au feu
² Certaines peintures et produits de recouvrement
² Certains carrelages
² Certaines tuiles et ardoises
² Les freins de véhicules.
Les effets sur la santé sont l'asbestose (cicatrices pulmonaires) et le cancer des poumons et mésothéliome.
· Faire appel à un professionnel pour éliminer ou maîtriser l’amiante selon les procédures légales et de bonnes pratiques
· Ne jamais travailler en aucune façon des matériaux contenant de l’asbeste (couper, usiner...)
Les sources principales sont:
² Parfois, mais rarement les matériaux de construction,
² Principalement l’uranium présent dans le sol sur lequel le bâtiment est construit, et qui pénètre par:
à Les fissures dans les murs et les sols
à Au travers des matériaux non étanches
à Par les drains et les puisards d’égouttage
à Par les sols en terre battue.
Les effets sur la santé sont le cancer des poumons, particulièrement chez les fumeurs.
Si la région où est situé le bâtiment est connue comme ayant une concentration de radon importante dans le sol, il convient de:
· Vérifier les concentrations principalement dans les sous-sols et rez-de-chaussée
· Assurer une ventilation de ces espaces vers l’extérieur
· Vérifier les concentrations dans l’eau de distribution et dans l’eau locale (puits...).
Les sources principales sont:
² Les anciennes canalisations d’eau
² Les poussières de trafic, bien que l'essence au plomb tende à disparaître
² Les surfaces peintes au minium lorsque dégradées, grattées ou poncées sans précautions particulières.
Les effets sur la santé sont essentiellement:
² Le risque d’intoxication surtout par ingestion
² A hautes concentrations, des convulsions, le coma et la mort
² A faibles concentrations, des effets sur le cerveau, le système nerveux central, les cellules sanguines et les reins
· Nettoyer en particulier des entrées d’air situées face à une rue ou route avec trafic
· Faire appel à des spécialistes pour la rénovation des surfaces recouvertes de peintures à base de plomb
· Interdire l’utilisation de peintures à base de plomb
· Vérifier et rénover les conduites d’eau potable à base de plomb.
Les sources principales sont:
² Les peintures, vernis, cires, décapants chimiques, solvants organiques...
² Les produits de nettoyage, de désinfection, dégraissants...
Les effets sur la santé sont:
² très variables, de nuls à très graves, suivant le produit chimique, sa toxicité, sa concentration, le moyen de contact (respiration, peau...)
² dans certains cas, immédiats, avec des irritation des yeux et des voies respiratoires, des maux de tête, des vertiges, des problèmes de vision
² pour les solvants organiques, des effets neurotoxiques (mémoire, fatigue...) et le cancer (benzène...).
· Respecter scrupuleusement les instructions mentionnées sur les étiquettes des produits utilisés
· Acheter ces produits en quantité limitée, sans faire de stockage
· Etiqueter rigoureusement les produits
· Evacuer en toute sécurité les boîtes ou bouteilles remplies partiellement ou non de vieux produits chimiques (collecte sélective des déchets)
· Utiliser les produits à l’extérieur ou dans une zone bien ventilée...
· Eviter l’utilisation de produits contenant du chlorure de méthylène (peintures en aérosol, décapants chimiques...) et, si possible, les utiliser à l’extérieur
· Eviter l’utilisation de produits contenant du benzène
· Interdire de fumer
· Ventiler les locaux lors de l’emploi de peintures...
Il n’existe pas de preuve définitive d’un lien entre les émissions chimiques de la moquette elle-même et les effets sur la santé. Mais il existe un lien manifeste entre la présence de moquette et les plaintes/symptômes de SBS. Ces plaintes sont attribuées:
² Aux colles utilisées lors du placement
² Aux produits d’entretien
² A la rétention de poussières et au développement de micro-organismes.
Les moquettes peuvent à la fois être le siège de développements internes de moisissures très spécifiques et servir de support aux spores de moisissures, de bactéries et autres particules provenant de l'extérieur (chaussures par exemple)
Non entretenus ou mal entretenus, elles peuvent se révéler parfois très contaminées.
· On évitera autant que possible l’usage de moquettes. A défaut, on recherchera une moquette très serrée émettant et retenant peu de poussières
· Lors de l'installation, il est nécessaire de:
² La dérouler et l'aérer dans une zone bien ventilée avant l’installation
² Suivre les instructions de pose du fabricant
² Utiliser des colles peu toxiques et à dégazage rapide
² L'installer en dehors des heures d’utilisation et bien avant l’arrivée des occupants
² Couper localement le système HVAC, au moins pour la reprise d’air
² Aérer localement avec rejet extérieur direct pendant 48 à 72 h.
· L'entretien des moquettes doit se faire:
² Par nettoyage à la vapeur, avec séchage rapide et ventilation locale abondante durant le séchage
² Ou par aspiration avec un aspirateur équipé d’un filtre à haute efficacité (sinon redispersion des poussières) au minimum une fois par semaine (bureaux), avec plus d'insistance dans les lieux de passage et dans les lieux de rassemblements (photocopieuse, percolateur)
² Par aspiration quotidienne dans des lieux particuliers tels que les réfectoires...
² En n'utilisant que des produits d'entretien qui puissent être totalement enlevés après nettoyage
² Afin d'éviter le développement de moisissures et de microorganismes:
§ Toute tache d'humidité doit être directement supprimée
§ L'humidité de l'air doit être maintenue en dessous de 55%.
· Des contrôles microbiologiques sont à réaliser une fois par an ou en cas de pathologies signalées, avec recherche dans la poussière de moquettes des germes suivants:
² Moisissures mésophiles,
² Moisissures xérophiles,
² Moisissures très xérophiles,
² Moisissures thermophiles,
² Bactéries totales à 25 et 37°c,
² Taux d'endotoxines.
· L'empoussièrement des meubles peut être maîtrisé par des nettoyages fréquents et réguliers, au minimum une fois par semaine. Afin de faciliter ce nettoyage, on évitera toute surcharge du mobilier avec des dossiers.
· Les fauteuils avec un revêtement en tissus doivent être entretenus comme la moquette, c'est-à-dire au minimum une fois par semaine.
· Des contrôles microbiologiques sont à réaliser une fois par an ou en cas de pathologies associées soupçonnées.
Les plantes vertes constituent un apport non négligeable au bien être dans l'environnement de travail. Aussi ne faut-il envisager leur suppression que lorsque des pathologies de type allergique sont observées. Il faut se souvenir cependant que:
² Le trop nuit dans tout
² Les plantes ne doivent pas être posées sur ou près des ventilo-convecteurs et des bouches de ventilation en général
² Les plantes doivent être entretenues en renouvelant le terreau chaque année, afin d'éviter l'apparition de certaines moisissures susceptibles de contaminer l'air ambiant
² Il faut éviter notamment le ficus benjamina qui peut donner lieu à des allergies (asthme, rhinite, conjonctivite, urticaire).
Les documents et particulièrement le papier archivé peuvent être le siège de contaminations microbiologiques diverses (moisissures, bactéries, puces de papier...). Ramenés dans les bureaux, ils deviennent une source de contaminations pouvant affecter la santé. C'est donc au niveau du lieu d'archivage que des mesures sont à prendre:
² Humidité relative: à maintenir en dessous de 50%,
² Aération du local et disposition des archives.
Un contrôle microbiologique du local d'archivage et des documents contaminés s'impose chaque année ou en cas de pathologies associées soupçonnées.
² Les infiltrations de toiture
² Les infiltrations au niveau des murs et en particulier l'humidité ascensionnelle, par les fondations
² Les condensation locales dues aux ponts thermiques ou sur les surfaces (fenêtres...) mal isolées
² Le nettoyage quand les techniques sont inappropriées
Les fuites aux radiateurs, aux canalisations...
² Stocker les déchets organiques de préférence à l'extérieur du bâtiment, et jamais plus d'une semaine.
² Dans le cas contraire, choisir un local bien ventilé pour ce stockage.
² Nettoyer et désinfecter cet espace une fois par semaine (au minimum), après le passage des services de ramassage.
² Contrôler microbiologiquement une fois par an au minimum ou en cas de pathologies associées soupçonnées.
Il s'agit des humidificateurs placés sur les radiateurs d'une installation de chauffage central et des systèmes individuels avec réservoir d'eau et air pulsé.
· L'installation générale devrait être telle que ces humidificateurs individuels ne soient pas nécessaires. Si c'est le cas, ils doivent être interdit.
· Si ce n'est pas le cas, il est nécessaire de:
² Désinfecter et rincer le réservoir d'eau régulièrement (au minimum une fois par quinzaine).
² Utiliser de l’eau contenant peu de minéraux.
² Eviter que la zone autour de l’humidificateur ne devienne humide.
² Arrêter l’humidificateur en cas de problèmes respiratoires.
Les systèmes à ultrasons, plus coûteux mais sans réservoir d'eau, n'exigent que peu d'entretien.
Les appareils équipés d'un filtre absolu peuvent améliorer la qualité de l'air mais leur utilisation ne doit pas inciter à la négligence.
L'ajout de charbon actif peut également améliorer la qualité de l'air en retenant la fumée de cigarette et certains produits organiques volatils produits, entre autres, par de nouveaux matériaux.
Ce bilan consiste à contrôler visuellement et, quand nécessaire, à l'aide de prélèvements microbiologiques spécifiques, l'ensemble de l'espace de travail du bâtiment ainsi que l'installation de traitement d'air.
Ce bilan est à réaliser une fois par an ou en cas de pathologies associées soupçonnées et de plaintes.
En plus d'un examen visuel minutieux, ce bilan demande des analyses climatiques et des analyses microbiologiques de l'air, des surfaces, des poussières de moquettes, du terreau des plantes vertes, des archives...
Les constructions voisines peuvent être très polluantes lors:
² Des excavations: poussières, micro-organismes, bruit
² Des démolitions: poussières, micro-organismes, bruit
² Des opérations d'asphaltage: gaz, poussières
² Du fait de la construction même: poussières, gaz, bruit.
Les précautions à prendre sont:
² Fermer les fenêtres, portes, ouvertures quelconques
² Réduire – couper – réorganiser les prises d’air extérieur
² Surveiller de près l’état du système HVAC (filtres, batteries, …)
² Nettoyer particulièrement les espaces de travail.
Les opérations polluantes sont principalement:
² La démolition
² La rénovation des moquettes, sols, plafonds, partitions, meubles
² Les peintures
² Les travaux divers: installation de câbles.
Les précautions à prendre sont:
² Confiner les espaces par des écrans contre les poussières et le bruit et en coupant la ventilation générale ou au moins les reprises d’air
² Prévoir les opérations en dehors des heures d’occupation
² Faire effectuer les travaux par une firme spécialisée compétente en matière de pollution intérieure
² Utiliser des produits peu toxiques (peintures, ….)
² Mettre en œuvre des techniques peu polluantes
² Prévoir une ventilation locale spéciale pendant et après les travaux
² Demander les informations au fabricant concernant la vitesse de dégazage:
§ Si dégazage rapide: le favoriser par des températures élevées et une ventilation forcée importante
§ Si dégazage lent: le ralentir en recouvrant les produits par un matériau non toxique et étanche
² Nettoyer immédiatement les locaux et les installations après les opérations
² Maintenir une ventilation forcée le plus longtemps possible avant la réutilisation du bâtiment
² Surveiller les travaux de manière à éviter toute interférence avec la ventilation
² En cas de modifications architecturales (partitions, …), réétudier la distribution de l’air et des régimes de pression.
Il peut s'agir de microbes et moisissures, mais aussi de cafards, fourmis... et, au pire de rongeurs.
Les méthodes préventives sont:
· Une politique de nettoyage rigoureuse
· Une interdiction de toute matière organique dans les espaces de travail (fruits, pain...)
· Une gestion efficace des déchets:
² Avec des poubelles fermées
² Les containers maintenus à l’écart
² Une évacuation rapide
² Des zones de stockage maintenues propres
· Un entretien des installations avec réparation immédiate des fuites d’eau, bouchage des fentes...
· L'inspection et blocage des zones de développement
· Le placement de barrières physiques à l’entrée et au mouvement de la vermine
· Le placement de pièges.
Les méthodes curatives consistent en:
· L'utilisation judicieuse de pesticides:
² Dans les zones affectées seulement
² Avec traitement minimal des surfaces exposées aux occupants
² Selon les procédures décrites par le fabricant
² Par une firme spécialisée
² Après notification très explicite aux occupants
² Après avoir coupé la ventilation dans l’espace traité
² Avec aération locale après usage et avant l’arrivée des occupants
² Sans contamination du système HVAC et du reste du bâtiment
· L’utilisation périodique générale de pesticides à titre préventif n’est pas recommandée et ne se justifie pas si les méthodes préventives ont correctement été mises en œuvre.